Face Ă la rumeur
L'action éducative se compose d’un spectacle (une lecture accompagnée au violoncelle) suivi par une discussion entre élèves. Le texte est un récit, tiré d'une nouvelle d’Haruki Murakami. Un homme y raconte la genèse d’une rumeur dont il a été victime lorsqu’il était adolescent, dans son établissement scolaire. Cette rumeur, montée de toute pièce par un camarade de classe, tend à faire croire qu’il aurait poussé au suicide un élève à force de le harceler. La rumeur se répand rapidement et l’adolescent se retrouve complètement isolé. Il ne sait comment lutter : en parler ne servirait à rien pense t-il, nier les faits ou s'en prendre à l'auteur de la rumeur ne ferait que la renforcer. S’il parvient, in fine, à trouver une porte de sortie, il prend conscience qu’au delà de l’acte malfaisant de l’auteur de la rumeur, ce sont les autres élèves, tout ceux qui lui ont tourné le dos, qui sont responsables de ses souffrances.
La discussion permet de revenir sur les thèmes abordés dans le spectacle, le harcèlement scolaire et le phénomène de la rumeur dont le narrateur décortique bien la mécanique, les comportements collectifs qu’elle induit (stigmatisation, ostracisation), les conséquences possibles pour les victimes (souffrance psychologique). L’objectif de la discussion est de faire circuler la parole, de susciter des témoignages qui seront ensuite analysés, et au final de leur faire prendre conscience de la responsabilité d’actions qu’ils jugent souvent sans gravité, mais qui, répétés, peuvent avoir des effets extrêmement destructeurs sur certain(e)s élèves. Nous envisageons ensemble les solutions possibles pour se prémunir des rumeurs (ou d'autres formes de harcèlement) lorsqu’on en est victime ou témoin. Nous nous donnons également des outils d'analyse critique pour mettre en doute les histoires qui leur sont rapportées et qui peuvent paraître véridiques d'un premier abord.
L'action est composée d'une séance de 2 heures menée auprès d'une ou deux classes à la fois. La première heure correspond à un spectacle interprété par un comédien et un musicien. La seconde heure correspond à une discussion conduite par le comédien Denis Barré. En préambule de la discussion, les élèves remplissent un questionnaire visant à leur mettre à l'esprit différentes situations de violence psychologique entre élèves dont ils ont pu être victime ou témoin lors de leur scolarité.
1 séance de 2 heures
Le spectacle est techniquement autonome et ne nécessite qu'un branchement électrique. La salle accueillant le spectacle doit pouvoir être obscurcie, dans la mesure du possible, pour mettre notre éclairage en valeur. L'installation technique se fait une heure avant le début de la séance.
La discussion avec les élèves est plus aisée avec une seule classe par séance.